Annexes-LCP-Programmes-2016-eo-enana

Annexes aux Programmes 2016 adaptés à la Polynésie française - Langues et culture polynésiennes Polynésie Française – 2016 Page 3 L'ACTIVITÉ DE COMMUNICATION LANGAGIÈRE La compétence communicative est à coup sûr trop complexe pour qu’un apprentissage globalisant puisse être efficace en contexte scolaire. C’est pourquoi les cinq types d’activité présentés sous forme de tableaux constituent des subdivisions de la compétence langagière utilisée à des fins de communication. Ce découpage rend possibles à la fois des objectifs d’apprentissage et la mesure des acquis (évaluation). LES ÉLÉMENTS CONSTITUTIFS DE CHAQUE TABLEAU Chaque tableau présente une activité langagière : 1. Comprendre l’oral (cycle 2) / Écouter et comprendre (cycle 3) 2. S’exprimer oralement en continu (cycle 2) / Parler en continu (cycle 3) 3. Prendre part à une conversation (cycle 2) / Réagir et dialoguer (cycle 3) 4. Lire et comprendre (Cycles 2 et 3) 5. Écrire (Cycle 2 et 3) Les compétences attendues en fin de cycle sont définies en fonction du niveau visé (A1 ou A2) par des phrases figurant en tête du tableau. Les éléments en caractères normaux correspondent au niveau A1 et les éléments en italique correspondent au niveau A2. Exemple pour la première activité langagière : - Si l’enseignant vise le niveau A1, l’élève est capable de comprendre des mots familiers et des expressions très courantes sur lui-même, sa famille et son environnement immédiat. - Si l’enseignant vise le niveau A2 : l’élève est capable de comprendre une intervention brève si elle est claire et simple. La colonne des capacités décline des savoir-faire qui renvoient à des interventions, des textes ou des interactions que l’élève sera amené à recevoir ou à produire pour acquérir le niveau de compétence visé. Cette liste constitue une base pour que l’enseignant puisse bâtir des tâches à réaliser par les élèves. La colonne des formulations illustre chaque capacité par des expressions, des phrases ou des textes relevant de formes de discours différents. Ceux-ci ne constituent pas une liste exhaustive des moyens d’expression que les élèves doivent comprendre ou auxquels ils peuvent recourir pour accomplir une tâche demandée. Cette colonne ne contient que des pistes correspondant au niveau attendu, sachant que ces fragments de langue ne prennent leur sens que dans de véritables énoncés en situation. Les colonnes des connaissances culturelle et lexicale/ grammaticale et phonologique fournissent des indications des savoirs linguistiques (lexique, syntaxe, phonologie) et culturels/socio-culturels qui sont au service la compétence communicative. Ces savoirs ne sont pas des fins en euxmêmes. Leur champ est délimité d’une part par la tâche à accomplir, d’autre part par le contexte situationnel (non fourni explicitement dans le tableau). Il convient de souligner tout particulièrement l’interdépendance des domaines linguistique et culturel. Ainsi, culture et lexique sont-ils réunis dans la même colonne. Les mots peuvent être le reflet de lieux, d’événements, de traditions, de mode de vie et d’expression. L’appréhension d’un fait culturel donne aussi l’occasion d’organiser un travail d’acquisition lexicale systématique et raisonnée. L’item donné dans la colonne des exemples définit également un champ lexical, notamment en renvoyant à des codes socioculturels. Toutefois, la répartition des contenus culturels et lexicaux à l’intérieur des différents tableaux n’est pas figée. Chaque domaine abordé intéresse potentiellement les cinq activités langagières. Il convient au professeur d’opérer des choix et d’organiser ces contenus en fonction de son projet pédagogique. Il convient donc de lire chaque tableau de la façon suivante : - l’intitulé de chaque tableau désigne une activité langagière. Si la terminologie de cette dernière varie en fonction du cycle, l’activité langagière est de même nature. - la phrase sous l’intitulé indique la compétence attendue en fin de cycle selon le niveau visé, - les éléments en caractères normaux correspondent au niveau A1 du CECRL devant être atteints au terme du cycle 3. - les éléments en italique correspondent au niveau A2 du CECRL pouvant être atteints à au cours ou au terme du cycle 3. - la colonne des capacités présente des exemples d’items qui se déclinent dans les colonnes suivantes et qui servent de base pour bâtir des tâches que l’élève doit être capable d’accomplir, - la colonne des formulations donne des exemples ou amorces d’énoncés possibles, - les colonnes des connaissances proposent les composantes linguistiques et culturelles au service de l’accomplissement des tâches. MISE EN GARDE Les listes contenues dans les tableaux des activités de communication ci-après ne constituent pas un ensemble limitatif et l’ordre de présentation n’implique ni hiérarchie ni progression. Les exemples répertoriés sont présentés les uns après les autres par souci de clarté. Il convient par ailleurs de garder à l’esprit qu’un entraînement spécifique n’implique pas pour chaque élève une progression parallèle dans chaque type d’activité de communication langagière. Les élèves peuvent en effet progresser de façon différente, privilégiant tel ou tel type d’activité à certains moments de l’apprentissage, tirant profit du temps de latence dans tel ou tel autre. Il importe, dans tous les cas, de rechercher les occasions de combiner ceux-ci entre eux au sein de tâches plus complexes.

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