EPS web Tuaro maohi 26oaut2026

39 Origine géographique La course de porteurs de fruits est une activité récente pratiquée lors des festivités du “tiurai”, aujourd’hui appelées le « heiva ». À l’origine, ce concours vient de l’île de Taha’a, où plusieurs habitants se sont lancés un défi : le premier arrivant en bout de course avec sa charge de fruits sera désigné comme l’homme le plus fort du village. Cette pratique de transport des fruits est toujours utilisée à Tahiti lors de la cueillette des oranges en juin, sur le plateau de Tamanu à Punaauia. Autrefois, le transport des fruits se faisait souvent à dos d’homme. Les îles de la Société (transport des oranges à dos d’homme) ; Les îles Australes (transport de paquets de légumes et de fruits « taro, igname, patates douces, régimes de bananes … » à dos d’homme) ; Les îles des Tuamotu (transport de « tui » de poissons). Toponymie La toponymie pour la course de porteurs de fruits peut être un aspect enrichissant qui ajoute une dimension culturelle et historique à l'événement. Le plateau des orangers/de Tamanu : L’orange s’est répandue au début de l’ère chrétienne en Inde, fut introduite dans le sud de la France par les croisades, cultivée intensivement par les Maures près de Séville en Espagne. Les premiers orangers de Tahiti furent plantés à la Pointe Vénus par le capitaine Cook en 1777. Les tahitiens participèrent ensuite à sa dissémination, emportant dans leurs déplacements des oranges dont ils étaient friands. Le commerce des oranges à Tahiti au XIXè siècle : L’orange de Tahiti fut un produit d’importants échanges commerciaux entre Tahiti et la Californie. Dans la seconde partie du XIXème siècle, chaque année, cinq à sept millions d’oranges, représentant de 1250 à 1750 tonnes, étaient exportées vers la Californie. Ce sont des navires anglais et américains, goélettes ou trois-mâts, qui, vers le mois de février, venaient à Tahiti prendre, pour San-Francisco, des chargements d’oranges. La pointe d’Atimaono était le principal point de chargement des bateaux américains. Des femmes et des enfants enveloppaient une à une les oranges dans des feuilles sèches de pandanus, et les groupaient par cinq. Elles étaient ensuite déposées dans les caisses rectangulaires, très légères, étaient faites avec des branches décortiquées de purau, liées par des lanières d’écorce. Ces caisses ressemblaient et contenaient chacune 500 ou 1 000 oranges. Mais au début du XXème siècle les insectes et les maladies détruisirent la plupart des plantations de Tahiti et ne subsista que les plants des plateaux isolés en montagne, notamment à Punaauia sur le plateau du Tamanu. La cueillette des oranges est devenue un rituel annuel accompagné de manifestations culturelles. Légendes associées La création d'une légende associée à la course de porteurs de fruits peut ajouter une dimension culturelle fascinante à cet événement. CULTUREL CULTUREL

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