Origine géographique Iles de la Société : Tahiti, Moorea, Tetiaroa, Raiatea, Huahine. Toponymie Ce sport s’exerçait le plus souvent au pied d’une montagne ou au bord de la mer. Les plateformes d’archers, ou tōrē tahua, composées de pierres de basalte, étaient construites près d’un marae, sur une place sacrée dans les vallées, face aux flancs dégagés des collines. L’architecture frontale se caractérisait par une forme en demi-cercle, associant cette discipline au calendrier lunaire. Plusieurs plateformes subsistent dans les îles de la Société, notamment à Tahiti, Moorea, Ra’iatea, Huahine et sur l’atoll de Tetiaroa, où la structure est quant à elle en corail. Légendes associées Il n’existe pas de légende polynésienne qui relate explicitement un récit mythique centré sur le te’a. Rituels Les Polynésiens ne semblent jamais s’être servi de l’arc comme arme de chasse ou de guerre. Te’a était le terme utilisé pour désigner un divertissement sportif sacré destiné à mettre en valeur la force, la puissance et l’habileté. Le te’a était un symbole de pouvoir et de virilité. Ce sport était donc réservé aux Ari’i, aux grands chefs. Une cérémonie de purification des archers se déroulait avant la compétition sur le marae situé à côté de la plateforme. Le dieu Patutetava’e, divinité des archers, était invoqué. Une fois les préparatifs terminés, les archers montaient sur la plateforme, ou paepae, habillés pour l’occasion. Un retour sur le marae avait lieu à la fin de la compétition afin de se purifier, tandis que les vêtements, les arcs et les flèches étaient rangés avec les objets sacrés dédiés au culte. Règlement But : envoyer la flèche le plus loin possible, dans un couloir de tir soigneusement dégagé, sans recherche de précision de tir. La technique de tir consistait à plier un genou puis lever son arc et tendre la corde avec la main jusqu’à ce que la flèche touche le centre de l’arc (Teuira Henry 1928). Une fois la flèche projetée au son des tambours, des guetteurs répartis le long du champ de tir ou de jeunes garçons en haut des arbres et des cocotiers, indiquaient, à l’aide de petits drapeaux en tapa blanc, la distance du tir, et par là même, le vainqueur. Si l’on en croit les témoignages, la distance pouvait aller jusqu’à plus de 300m. 14 CULTUREL CULTUREL
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